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L'avenir des casinos au Canada : Le jeu en ligne sera-t-il un jour légal ?

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Mercredi le 1 octobre 2025      

Depuis 2010, la loterie, les paris sportifs et les jeux de casino en ligne sont autorisés dans toutes les provinces du Canada. Au Québec, le jeu en ligne est légal à condition que vous jouez sur Espace jeux, la plateforme légale de Loto-Québec. Toute autre plateforme de jeu en ligne est considérée comme illégale dans la province. Pourtant, cela n'empêche pas des milliers de québécois de se tourner vers ces plateformes dites illégales pour profiter d'une offre plus diversifiée. Certaines provinces canadiennes qui ont rencontré le même problème ont fait le choix de libéraliser le marché du jeu en ligne. Le Québec en fera-t-il autant un jour ? Pour répondre à cette question, nous vous proposons de passer en revue les raisons qui pourraient justifier cela, ainsi que les enjeux qu'elle soulève. 

Pourquoi ouvrir le marché du jeu en ligne au secteur privé au Québec ?

Peut-être parce que ce modèle a prouvé sa valeur ailleurs ? Dans la province voisine du Québec, en Ontario notamment, la situation est différente. Depuis que cette dernière à ouvert son marché à la concurrence, elle a vu ses chiffres grimper. On parle d'une recette de 7 milliards de dollars environ en l'espace de trois ans. Aujourd'hui, elle est considérée comme l'un des plus grands marchés du jeu en ligne, un leader au Canada. D'ailleurs en 2024, une décision de la Cour Supérieure de l'Ontario a jugé le modèle de Jeux en ligne Ontario conforme au code criminel. Selon Martha Otton, directrice générale de iGaming Ontario «Le modèle ontarien répond aux exigences et contribue au bien public en protégeant les joueurs, leurs données et leurs fonds, tout en aidant à financer les services publics prioritaires de l'Ontario et en apportant des emplois bien rémunérés et de haute technologie ainsi qu'un développement économique à l'Ontario». Impressionné par ce succès, même l'Alberta a manifesté son désir de s'en inspirer pour réguler son marché du jeu en ligne. Si le texte est voté, la province créera une nouvelle société pour gérer les contrats avec les sites de jeux privés. 

Du côté du Québec, la situation est tout autre. La province refuse pour le moment de se séparer de son système monopolistique, malgré le fait que de plus en plus de joueurs se tournent vers le marché gris. Le jeu illégal prend de l'ampleur car les casinos en ligne privés ont des offres plus compétitives et attractives. Certains proposent des taux de paiement très élevés, de plus de 96%. En plus de cela, ils intègrent des options de paiement ultra rapides qui favorisent des dépôts et retraits quasi-instantanés. Pour profiter de cette offre, les joueurs n'ont qu'à trouver le casino pour jouer en argent réel, où des experts mettent régulièrement à jour la liste des casinos en ligne fiables offrant des paiements élevés et rapides. Tout cela fait que les joueurs se tournent vers ces opérateurs privés ayant obtenu leurs licences ailleurs, et qui proposent des offres indisponibles sur les plateformes officielles des provinces monopolistes. 

Face à la prolifération du jeu illégal et au danger que pourrait représenter certains sites pour la santé sociale, de nombreuses personnes pensent qu'il serait préférable que le Québec revoit son système de réglementation des jeux en ligne. Une coalition d'acteurs économiques et de défenseurs des droits des consommateurs se sont d'ailleurs mobilisés pour réclamer l'ouverture du marché des casinos en ligne. Pour elle, le Québec gagnerait à inviter le secteur privé dans la partie. Elle argue que la libéralisation du marché «générerait des revenus fiscaux supplémentaires tout en offrant une meilleure protection aux joueurs». Ce qui est vrai quand on prend l'exemple de l'Ontario. Depuis que la province ontarienne a adopté son nouveau modèle, les bénéfices se calculent en milliards. Alors qu'au Québec, en 2023, les revenus se chiffraient encore en millions. Par ailleurs, légaliser le secteur privé pourrait favoriser un meilleur encadrement du jeu en ligne et réduire considérablement le jeu illégal. Une réforme dans ce sens pourrait aussi créer de l'emploi dans le secteur du numérique et du divertissement comme c'est le cas en Ontario. 

Les enjeux d'une légalisation du secteur privé des jeux en ligne au Québec 

Libéraliser le marché du jeu en ligne au Québec ne signe pas la fin de tous les problèmes que rencontrent le secteur. Au contraire, cela pourrait même créer des défis plus importants. Par exemple, avoir plus facilement accès à plus de sites de jeux pourrait avoir un impact considérable sur la santé publique. Les joueurs seront davantage confrontés à la problématique de la dépendance, si l'accent n'est pas mis comme cela se doit sur le jeu responsable. De plus, la réglementation sera un défi majeur. Pour encadrer les nouveaux opérateurs, il faudra mettre en place un cadre juridique complet. Ce cadre juridique devra couvrir des aspects comme la sécurité, la fiscalité et la protection des joueurs entre autres choses. Il faut aussi noter que l'ouverture du marché pourrait potentiellement faire baisser les revenus des établissements de jeux physiques dans la province. Ce sont tous ces aspects qui rendent peut-être le gouvernement québécois réticent à l'idée de satisfaire la requête de libéralisation de son marché du jeu en ligne. 

Pourtant, malgré toutes les mesures prises par Loto-Québec, le jeu illégal continue de se proliférer. En plus de son monopole, elle a "l'exclusivité des publicités sur les chaînes télévisées francophones du Québec". Elle améliore aussi continuellement son offre tout en misant sur la sécurité et le jeu responsable. Mais rien n'y fait. Le marché gris prend définitivement de l'ampleur.

Le jeu en ligne sera-t-il un jour légal au Canada ?

La libéralisation du marché du jeu en ligne est sans doute une bonne alternative au problème de la prolifération du jeu illégal au Québec. Ailleurs, elle a fait et continue de faire ses preuves. À tel point que d'autres provinces l'envisagent. Face à la situation actuelle dans laquelle se trouve le Québec, la légalisation du secteur privé du jeu en ligne semble inévitable, du moins sur le long terme. Il faudra néanmoins l'encadrer de près pour éviter les dérives et protéger les joueurs québécois. Mais pour le moment, Loto-Québec et la province elle-même ne l'envisagent pas.

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